✂️Amélie

Pour mieux te connaître

 

Qui es tu ?

Je m’appelle Amélie et je suis l’une des responsables de l’atelier Chizé Confection

Quel est ton parcours ?

J’ai fait un bac scientifique, puis un faculté de psycho et une de biologie. J’ai essayé beaucoup de choses, mais je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire. Et j’ai appris à coudre “sur le tas”, et j’ai compris que c’est ce que je voulais faire. J’ai immédiatement adoré être derrière une machine à coudre. Aujourd’hui c’est devenu mon métier, grâce aux opportunités, et aux rencontres que j’ai pu faire. J’ai été formée et je suis devenue responsable de la production enfant et accessoires.

Depuis combien de temps fais-tu ce métier ?

Ça doit faire 13 ou 14 ans que je fais ça. J’ai commencé ici, puis quand l’atelier a fermé je suis partie travailler dans une autre usine de confection où j’ai fini ma formation. Entre temps l’atelier a été repris par certaines de couturières, dont Patricia qui le dirige aujourd’hui. Et j’ai souhaité revenir ici il y a 2 ans.

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans métier ?

Tout ! Travailler des tissus différents, monter des prototypes… J’aime aussi discuter avec les filles, gérer la production avec elle, expliquer un travail… C’est agréable aussi le rapport avec les autres. J’aime aussi coudre bien sûr. Être à une machine et piquer, sentir le tissu sous la machine, c’est ce que je préfère. Mais plus ça va, moins je suis sur les machines.

J’adorerais passer mes journées à monter des prototypes. J’ai adoré monter Constance et j’ai hâte de confectionner les suivants.

Et qu’aimes-tu le moins ?

Par rapport au poste que j’ai, ça va être d’être le gendarme : gérer les problèmes entre les filles. Les rapports humains sont très dur, il n’y a que des filles et il y a parfois des histoires. J’ai un rôle de médiateur en fait, en plus de mon rôle ”professionnel” dans l’atelier.

Toi et Les Jupons de Louison

 

Combien de temps environ pour monter une jupe ?

C’est dur à dire, pour Hortense ou Clémence, je dirais 2 heures. Mais je ne me rends pas compte. D’autant que je suis rarement uniquement à mon poste, les filles ont souvent besoin de mon aide.

Pour un prototype, ça se compte plutôt en journées, le temps de lire le patronage, de comprendre le montage et d’établir la gamme de montage et le programme de production. Mais c’est aussi la partie la plus agréable, qui nécessite beaucoup de réflexion. C’est gratifiant de monter un prototype et de le voir fini.

Quelle est la partie la plus compliquée à monter sur une jupe ?

Le zip ! Ah c’est clair et net ! Surtout par rapport au tissu.  Un zip invisible sur un crêpe comme celui de Hortense, c’est dur. C’est toujours moi qui les monte pendant la production. Mais c’est une question d’habitude. J’ai été formé sur du flou [la réalisation de vêtements souples et déstructurés] et j’ai fait des chemisiers Chanel pendant des années donc j’ai l’habitude.

Après les fronces de la jupes sont faites par une machine spéciale, qui créé les fronces en piquant. Ça demande aussi un coup de main, surtout pour maîtriser le rapport de fronces et que ce soit joli. On est très peu à être formée dessus.

Comment est répartie la production d’Hortense alors dans l’atelier ?

En ce moment, c’est surtout des commandes pour la collection Cérémonie, donc c’est moi qui les fait. La chaîne de production n’intervient pas. Donc c’est un peu mes bébés, j’aime pas trop quand quelqu’un d’autre y touche.

Mais quand ça rentrera en production [pour la collection été] il va falloir que je lâche, et c’est les filles qui vont faire, mais ça c’est dur ! J’ai formé une des filles pour faire les fronces, donc je ne ferai plus que les zips.

Après, une production se prépare, pour qu’une fois lancée, tout roule !
Je commence toujours par monter un prototype et j’établis la gamme de montage au fur et à mesure, c’est à dire que j’écris, dans l’ordre et étape par étape tout ce qu’il faut faire pour monter le modèle. J’écris aussi quelles machines sont nécessaires et quelle fille va le faire, en fonction des spécialités de chacune. Il faut avoir monter un vêtement pour savoir comment il est fait.

Chacune doit avoir beaucoup de rigueur dans son travail, et c’est mon rôle de donner cette rigueur.

C’est aussi intéressant de devoir expliquer à chacune ce qu’elle doit faire, trouver les bons mots, la bonne formulation : chacune ne comprends pas de la même manière, à la même vitesse. Donc il y a une dimension humaine très intéressante aussi dans le lancement d’une production.

Merci Amélie pour ta passion et ton temps  !

Merci de mettre autant d’amour dans la fabrication de nos jupes 💃

Amélie en plein réalisation du prototype de Daphné
L'équipe des couturières dirigées par Amélie


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